La réponse évidente à cette question est : Non ! Ni la couronne, ni le salut, ni la bénédiction divine qui s’y rattache, ne se transmettent automatiquement aux enfants et aux petits-enfants.
Il est souhaitable de bien connaître « la face de ton menu bétail ». Ce menu bétail ne nous parle-t-il pas des enfants, des jeunes parmi nous ? Quelle responsabilité avons-nous d’en prendre soin, de les aider et les guider dans le chemin de Dieu ! Bien sûr, seule l’action de l’Esprit Saint pourra leur donner la vie.
Le proverbe ajoute : « Veille sur tes troupeaux ». Telle est la mission confiée aux anciens en 1 Pierre 5 : « Faites paître le troupeau de Dieu qui est avec vous, en veillant sur lui… en étant les modèles du troupeau » (1 Pierre 5. 2-3).
Notre texte ajoute : « Le foin disparaît » (Proverbes 27. 25). Le ministère écrit accumulé par les générations précédentes, le ministère oral dont on peut profiter, sont infiniment utiles, et nourrissent autant le menu bétail que le troupeau. La Parole précise encore : « L’herbe tendre se montre, et l’on ramasse les herbes des montagnes » (Proverbes 27. 25). Une nouvelle génération a surgi ; elle a bénéficié du « foin » ; elle a besoin de récolter aussi « l’herbe nouvelle » pour elle-même. Il est nécessaire de revenir à la Parole, à la source, afin qu’elle soit fraîche et vivante, la vraie nourriture de l’âme. « Les montagnes » impliquent l’effort de cette récolte. Ne vaut-il pas la peine de « persévérer dans tout cela », de s’en « occuper » « afin que les progrès soient évidents à tous » ? (1 Timothée 4. 15-16).
Le passage des générations peut être favorable, selon l’exemple de Moïse à Josué, de David à Salomon, d’Élie à Élisée, de Paul à Timothée. Il peut aussi montrer des déficiences, tels Salomon puis Roboam, Élisée-Guéhazi, Samuel et Éli, et leurs fils.
De David il nous est dit qu’il a « en sa propre génération, servi les desseins de Dieu » (Actes 13. 36). En Éphésiens 2. 10 nous avons été « créés dans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles ». Dieu n’a-t-il pas un plan, pour la vie de chacun de ses enfants ? Saurons-nous le discerner afin d’y marcher « en notre propre génération » ? Celles qui nous ont précédés ont eu leurs problèmes, leurs avantages, leurs privilèges. Rien ne sert de vivre de regrets, de souhaiter avoir vécu en leur temps. Ayons plutôt à cœur de répondre à la pensée de Dieu à l’époque où nous vivons, dans le cadre où il nous a placés, dans les bonnes œuvres qu’il a préparées à l’avance pour chacun des siens.
Chaque nouvelle génération est appelée à
« Seigneur, tu as été notre demeure de génération en génération » (Psaume 90. 1).