Fils de beaucoup de prières, Samuel avait été amené tout jeune à la maison de l’Éternel. Il y avait grandi, servant l’Éternel devant Éli, agréable à Dieu et aux hommes. Sa mère le visitait chaque année et lui apportait une petite robe adaptée au fur et à mesure à la croissance de son enfant. C’est une belle illustration de la manière dont une mère doit se prêter au développement des siens, ne les traitant pas de la même façon lorsqu’ils grandissent que dans leur enfance.
Plus tard, l’Éternel apparaît à Samuel pendant la nuit, lui confirmant le jugement qui atteindra la maison d’Éli. « Tout Israël… sut que Samuel était établi prophète de l’Éternel » (1 Samuel 3. 20). Premier des prophètes, dernier des juges, il marche devant le peuple « depuis sa jeunesse jusqu’à ce qu’il ait blanchi » (1 Samuel 12. 2). Il juge Israël « tous les jours de sa vie », faisant sa tournée régulière chaque année (1 Samuel 7. 15-17).
Une longue période de vingt années s’était passée dans le silence après la prise de l’arche, jusqu’à ce que la maison d’Israël revienne à l’Éternel (1 Samuel 7. 2). Ce retour demandait que l’on ôte les dieux étrangers, et que les cœurs s’attachent fermement au Seigneur pour le servir lui seul. Samuel prie pour le peuple, il crie à l’Éternel pour eux. L’holocauste, qui n’avait sans doute pas été offert depuis longtemps, est présenté sur l’autel. Dieu donne alors la grande victoire d’Ében-Ézer : « L’Éternel nous a secourus jusqu’ici » (1 Samuel 7. 12).
L’adoration avait marqué les premiers débuts de Samuel dans la maison de Dieu : « Il se prosterna là devant l’Éternel » (1 Samuel 1. 28). Le rappel de l’autel bâti dans sa maison à Rama clôture sa carrière officielle (1 Samuel 7. 17).