Élisée était d’une famille aisée : il labourait avec douze paires de bœufs (1 Rois 19. 19-21) et avait de nombreux serviteurs. L’appel de Dieu l’atteint en plein travail. Élie survient, et d’un geste symbolique jette sur lui son manteau. Élisée abandonne les bœufs, court après le prophète, demande de pouvoir simplement embrasser ses parents. Il est décidé à suivre Élie qui n’insiste pas, et le jeune homme pensif s’en retourne. Va-t-il répondre à l’appel ? Va-t-il revenir à son travail ? Le renoncement est grand. Il faut abandonner le domaine de ses pères, une vie que sans doute il aime, et toutes les facilités qui s’y rattachent.
Pour bien marquer le sacrifice, Élisée offre la paire de bœufs avec laquelle il labourait. Avec le harnachement, il fait cuire la chair et la donne au peuple. Puis il se lève et s’en va après Élie, « et il le servait ». Ce service humble, il le poursuivra pendant cinq ans au moins, « versant l’eau sur les mains d’Élie » (2 Rois 3. 11), et lui étant utile dans tous les détails matériels de la vie. Quel privilège de vivre ainsi avec un ancien qui a blanchi à l’école de Dieu et peut transmettre les expériences qu’il a faites !