Il n’en prend pas l’initiative, au contraire, il trouve mauvaise la demande du peuple : « Donne-nous un roi pour nous juger ». Que faire dans une telle situation ? « Et Samuel pria l’Éternel » ! (1 Samuel 8. 6).
Guidé par Dieu, qui va donner à Israël ce qu’il demande (Osée 13. 11), Samuel prend la peine de bien accueillir Saül. Il est plein d’égards pour lui (1 Samuel 9), et l’invite au festin, où il lui donne la place d’honneur. Puis il le reçoit chez lui et s’entretient avec lui longuement sur le toit. Le lendemain matin, il l’oint avec sa fiole d’huile, onction secrète, confirmée à deux reprises devant le peuple (1 Samuel 10. 24 ; 11. 14).
Roi « selon la chair », Saül agit bien vite d’après son propre jugement et ne se conforme pas à la volonté de Dieu. Samuel doit lui dire : « L’Éternel a déchiré aujourd’hui la royauté d’Israël de dessus toi, et l’a donnée à ton prochain, qui est meilleur que toi » (1 Samuel 15. 18). Depuis ce jour, le prophète mène deuil sur Saül, sans le revoir. Il est déçu par ses fils, mais aussi par le roi choisi par le peuple.