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Le Seigneur est proche

Est-ce que je m’applique à satisfaire des hommes, ou Dieu ? Ou est-ce à des hommes que je cherche à plaire ? Si je plaisais encore à des hommes, je ne serais pas esclave de Christ.
Galates 1. 10
Ce qu’on demande à des administrateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. Mais il m’importe fort peu d’être jugé par vous, ou d’avoir à répondre devant les hommes ; et je ne me juge pas non plus moi-même. Car je n’ai rien sur la conscience ; mais, pour autant, je ne suis pas justifié : celui qui me juge, c’est le Seigneur.
1 Corinthiens 4. 2-4
Craindre le Seigneur ou craindre les hommes

Comme nous l’avons vu hier, la crainte remplissait le cœur de Paul, saisi par l’amour du Seigneur, et c’était certainement ce qui l’amenait à parler aux Galates et aux Corinthiens de cette manière. En écrivant aux Philippiens, il avait dit : “Que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même, chacun ne regardant pas à ce qui est à lui, mais chacun aussi à ce qui est aux autres” (2. 3, 4). Paul avait égard aux autres et n’encourageait pas les croyants à agir sans tenir compte de leurs frères et sœurs. Il les exhortait aussi à ne pas être une occasion de chute pour eux (Romains 14. 13). Mais en les exhortant ainsi à être pleins d’égards les uns pour les autres, il leur disait : “En effet, aucun de nous ne vit pour lui-même… car si nous vivons, c’est en ayant égard au Seigneur” (v. 7, 8). La meilleure façon d’agir pour le bien des autres, c’est de vivre “en ayant égard au Seigneur”, plutôt qu’aux hommes.

Paul était bien conscient que c’était sa sauvegarde pour rester fidèle dans l’administration que le Seigneur lui avait confiée. Chercher à plaire à des hommes, même en recherchant leur bien, pouvait être un grand piège : “Est-ce que je m’applique à satisfaire des hommes, ou Dieu ?”. Il veillait à avoir une conscience pure devant les hommes (2 Corinthiens 8. 21), mais il réalisait qu’avant tout, il avait affaire au Seigneur : “celui qui me juge, c’est le Seigneur”. En recherchant premièrement l’approbation du Seigneur, l’apôtre ne se laissait pas influencer par des pensées humaines, même celles de ses frères et sœurs, tout en cherchant vraiment leur bien. Il disait à Timothée : “Étudie-toi à te présenter à Dieu : approuvé, ouvrier qui n’a pas à avoir honte” (2 Timothée 2. 15).

Ce qui aidait Paul à tenir ferme, c’était la sainte crainte du tribunal du Christ : “Lui… mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et manifestera les intentions des cœurs ; et alors, pour chacun, la louange viendra de Dieu” (1 Corinthiens 4. 5 ; voir aussi Romains 14. 10-12 ; 2 Corinthiens 5. 9, 10).

J.M. Allovon

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